TRAINSPOTTING

Du 7 janvier au 20 mars 2011

Trainspotting

De Irvine Welsh et Harry Gibson, Adaptation de Richard McCarthy et Olivier Peyon

Mise en scène de Luc Jaminet

En Angleterre, les trainspotters sont des maniaques qui se tiennent sur les quais de gare et notent scrupuleusement sur un carnet les numéros des trains qui passent. Par extension, trainspotter désigne une personne au comportement obsessionnel. En matière de drogue, Trainspotting fait allusion aux différentes piqûres de seringues sur les bras des junkies qui évoquent une ligne de chemin de fer.

Trainspotting décrit la vie tragi-comique d'un groupe de jeunes marginaux écossais, au chômage, et accros à l'héroïne.

Trainspotting, un film mythique en live au théâtre !!!!

 

Avec Jean-François Bastogne, Thomas Ladrière, Céline Masset, Elodie Roman et Stéphane Strepenne

Scénographie de Dominique Chenut réalisée avec l'aide de Daniel Deswert

Eclairages de Jean Vangeebergen

Régie de Pascale Delens et Kinou Nicoletti


Irvine Welsh, l'auteur de Trainspotting

Il est né à Édimbourg, en Ecosse, en 1958 dans un milieu modeste. Il quitte l'école à 16 ans et monte à Londres. Il commence alors une vie de bohème à l'anglo-saxonne. Il entame une voie musicale qui se conclut par un rapide fiasco. Il troque le costume punk pour celui d'agent immobilier et amasse un petit pécule. De retour au pays, la scène littéraire écossaise est en pleine ébullition. Il se lance alors dans la rédaction de Trainspotting. Le Succès vient, en 1996, grâce à l'adaptation cinématographique de Danny Boyle. L'écrivain devient une figure de plus en plus controversée. Trainspotting est banni de la liste des concourants au « Booker Prize » pour avoir heurté la sensibilité du jury. L'écriture de ses romans transpire la drogue (Ecstasy) et le sexe (Porno). Il semble que l'auteur ait voulu une certaine adéquation entre sa vie et son oeuvre. Le mythe voudrait que Welsh ait été un explorateur du monde de la drogue, allant jusqu'à donner une interview sous ecstasy. Pourtant, ses amis révèlent que cette biographie haute en couleur fut imaginée par l'artiste pour dérouter la presse littéraire. Il fait son retour avec un roman moins controversé en 2008 intitulé « Recettes intimes de grands chefs », l'ouvrage explore l'univers des chefs cuisiniers et leurs âmes.

Luc Jaminet, le metteur en scène, l'interview

Comment l'équipe s'est-elle constituée?

Il était, pour moi, évident de proposer le rôle de Marc à Stéphane Strepenne. J'ai plusieurs fois travaillé avec lui au Théâtre Proscenium. Il a une personnalité extrêmement riche et comme comédien, il construit toujours ses personnages avec épaisseur, humanité et vérité. C'est l'envie de retravailler avec Stéphane qui a été le moteur du projet. Il fallait lui trouver des partenaires audacieux et prêts à l'emploi. J'ai eu Elodie, Thomas et Céline comme élèves aux Ateliers dArt Dramatique de la Province de Liège (Barbou). Leurs points de vue théâtraux et leur envie de se dépasser me plaisaient. J'avais eu l'occasion de travailler avec Jean-François dans Pigsland (Jeune Théâtre Populaire). C'est un comédien impulsif, brut, fonceur. Il s'imposait pour incarner Frank. À la genèse du projet, il y avait uniquement les quatre personnages (Mark, Alison, Frank et Tommy). Serge Kevers (le responsable du Service Théâtre de la Province de Liège) m'a soufflé l'idée d'inclure un personnage annexe pour mixer la musique en live. Le choix s'est porté sur Céline qui est également une de mes anciennes élèves. Sa présence apporte un dynamisme et une étrangeté très intéressante.

Que symbolise le personnage de Céline ?

C'est un personnage métaphorique qui évolue sur un autre plan. Il est pour nous, la symbolisation de « la Société » : séduisante, sexy, sensuelle, tentatrice. Une sorte d'appel des sirènes auquel les personnages en perdition succombent. Mais sa présence sur le plateau permet aussi d'autres interprétations. Elle contribue à donner au spectacle une forme poreuse pour que chaque spectateur puisse y projeter son propre imaginaire.

Quelles sont les valeurs de Mark ?

Je suis très touché par les rapports que Mark entretient avec sa bande de potes. C'est, bien sûr, un personnage violent et totalement amoral. Mais son empathie et sa tendresse pour Tommy, par exemple, lui donne beaucoup d'humanité.

Tu n'as pas peur de la réaction des spectateurs ?

Lars Von Trier dit qu'un film doit être comme un caillou dans une chaussure. Je n'aime pas un théâtre ou un cinéma trop bourgeois qui met les spectateurs dans des conforts. J'aime les spectacles provocateurs qui surprennent et ne laissent pas indifférent. Je pense que notre spectacle dérangera. Il n'était pas à propos d'aseptiser et d'édulcorer l'univers Trainspotting. Après plus de vingt ans de mise en scène, je suis en acceptation de la réaction du public. Ça reste « pour du beurre » et on « fait semblant » mais si nous dérangeons et que les spectateurs quittent la salle, ça leur appartient. Les films de Quentin Tarantino, par exemple, plaisent ou déplaisent pour les mêmes raisons : ils sont trash, décalés et too much !!! Les uns adorent, les autres détestent.

Théâtre Proscenium

Rue Souverain Pont, 28, 4000 Liège

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