HARVEY, de Mary Chase
Adaptation française de Luc André
Dans le cadre d’Odyssée Théâtre
Toutes les représentations de notre spectacle sont désormais complètes !!
Tous les vendredis et samedis du 06 janvier au 03 mars 2012 à 20h30, le dimanche 12 février à 15h et les mercredis 15, 22 et 29 février à 20h30 (voir le calendrier de nos représentations)
Prix des places: 10€, 8€ pour les pensionnés et les étudiants, 7€ pour les comédiens sur présentation d'une carte et 6€ pour les enfants de moins de 12 ans.
Mise en scène de Luc Jaminet
Avec Dominique Albert, Anne Deckers, Françoise Defraigne, Etienne Gothier, Alain Hubert, Bernard Lapière, Francesco Nobile, Stéphane Strepenne, Eric Vandebroek et Laurence Welkenhuyzen
Scénographie de Dominique Chenut et Daniel Deswert
Régie de Pascale Delens et Kinou Nicoletti
Montage sonore de Jean-Philippe Humblet
Tableaux de Pina Sanza
Dessin de l'affiche de Christelle Le Guen
Graphisme de l'affiche d’Alain Hubert
"J’ai lutté toute ma vie avec la réalité... et depuis que j’ai rencontré Harvey, je suis heureux de déclarer que j’ai finalement eu raison d’elle !" (Elwood Dowd)
Elwood est un marginal qui prétend avoir pour ami un grand lapin blanc prénommé Harvey, visible de lui seul. Sa soeur trouvant ce comportement excentrique de plus en plus embarrassant et l’ami imaginaire encombrant, décide de le faire interner. Commence alors, un enchainement de quiproquos et de revirements de situations qui compliquent considérablement l’affaire. Et la personnalité atypique et optimiste d’Elwood contamine de manière étrange le personnel de l’asile psychiatrique...
Une fable « vaudevillesque » et « philosophique »
Une véritable leçon de vie sur la capacité à l’émerveillement !!!
Mary Chase, l’auteure et son oeuvre
Mary Chase (1907-1981) a vécu à Denver dans le Colorado (USA). Elle a été journaliste, dramaturge et scénariste. Elle a écrit quatorze pièces de théâtre, deux romans pour enfants, un scénario et a travaillé comme journaliste au « Times de Denver » et aux « Nouvelles Rocky Mountain ». Elle a remporté le prix Pulitzer pour « Harvey ».
La pièce fut à l’affiche dès 1944, à Broadway et a connu un succès retentissant (1775 représentations).
James Stewart interprète le rôle d’Elwood dans l’adaptation cinématographique (1950) de Henry Koster.
En Belgique, Harvey a été joué par la Compagnie des Galeries en 1976 dans une mise en scène de Louis Boxus (25 représentations). Le rôle d’Elwood était interprété par Jean-Pierre Loriot.
Steven Spielberg (DreamWorks) avait le projet de faire un remake dont le tournage devait débuter en 2010. Il abandonne le projet, Tom Hanks ayant refusé le rôle d’Elwood.
L'ode à la différence
Elwood, le héros de « Harvey » est un marginal qui pour trouver sa place dans une société déshumanisée, s’est inventé un ami imaginaire. Le « lapin visible de lui seul » symbolise l’âme d’enfant que chaque adulte devrait garder pour ne pas se prendre trop au sérieux et ne pas souffrir des déviances de l’égo (orgueil, jalousie, égocentrisme, envie, prétention,…).
« Je ne retomberai jamais en enfance, j'y suis toujours resté » (Tristan Bernard)
Elwood est considéré par ceux qui l’entourent comme un excentrique qui dérange. Il est épicurien, philosophe, altruiste, empathique, ne juge pas et son bonheur n’est en rien lié à la soif de reconnaissance après laquelle courent les autres personnages.
Dans notre société actuelle qui encourage l’individualisme, Elwood est un mentor qui donne (inconsciemment et naïvement) des leçons de vie : s’émerveiller du quotidien, aller à l’essentiel et vivre le moment présent.
« La personne vraiment intelligente garde son enfance vivante jusqu'à son dernier soupir. Elle ne perd jamais l'émerveillement que l´enfant ressent à regarder les oiseaux, les fleurs, le ciel... L'intelligence doit aussi être, de la même manière, enfantine » (Osho)
De plus, dans une société régie par une communication de plus en plus virtuelle, il nous rappelle que la seule alternative est de miser sur le véritable contact humain.
« Nous vivons à une époque où fleurissent les moyens de communications sophistiqués. Pourtant, de nos jours, le dialogue entre les gens est devenu extrêmement difficile. Si nous ne réussissons pas à rétablir une bonne communication, nous ne connaitrons jamais le bonheur. L’enseignement bouddhiste encourage l’expérimentation de l’écoute compassionnelle et la parole aimante comme accès au bonheur » (Thich Nhat Hanh)
Les amis imaginaires
Une grande partie des enfants s’inventent des amis imaginaires. Cela se produit souvent durant la période oedipienne, entre 3 et 5 ans, au moment où l’enfant n’a pas encore de limite bien définie entre le réel et l’imaginaire. A la période dite de latence entre 6 et 11 ans, ou à l’adolescence, l’invention d’un ami imaginaire peut être là pour combler des moments d’incertitude tout à fait normaux au cours du développement de chaque enfant. Parfois, l’invention d’un ami vient combler une véritable faiblesse de la personnalité ou permet de fuir une réalité trop pénible à assumer (carence affective, traumatisme,…). Chez l’adulte, quand la réalité et l’imaginaire se confondent les psychiatres parleront de schizophrénie.
« J’ai des amis imaginaires alors que je suis adulte (j’ai 19 ans). Je le vis extrêmement mal. J’ai essayé de les chasser à de nombreuses reprises, allant jusqu’à simuler leur « déménagement » ou leur « décès ». Ça n’a pas marché. Le vrai problème, je pense, c’est que les amis imaginaires sont des gens idéaux : on s’amuse avec eux, on délire avec eux, ils sont utopiques » (Vivi) (Forum sur le net - Il s’est inventé un ami invisible avec qui il partage tout)




